Cap48! L’après campagne

Vous vous demandez peut-être ce qu’il se passe après la grande soirée de dons de Cap48 ? Ça tombe bien, nous en avons discuté avec Florence Prignon, Responsable des bénévoles pour la région de Liège.

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Pouvez-vous, tout d’abord, nous présenter l’opération Cap48 ?

Florence : C’est une grande opération de solidarité, de récolte de fonds qui permet le financement d’associations actives sur le terrain autour de la personne handicapée. Ces sommes sont dédiées à faire changer le regard de la société sur le handicap et améliorer l’intégration et les conditions de vie de la personne handicapée. On a toutes sortes de demandes de financement aussi bien pédagogiques que matérielles. Il y a des demandes d’associations qui veulent améliorer leur bâtiment, aménager une cuisine, des locaux, acheter du matériel divers, … Et puis, il y a aussi l’aspect mobilité. Beaucoup d’associations font la demande d’une camionnette pour véhiculer les personnes actives dans leur association, l’adaptation de véhicules également pour transporter des personnes à mobilité réduite, … Enfin, certaines associations vont plutôt axer leurs demandes vers du financement d’aides pédagogiques.

Cap48, c’est une opération qui fonctionne essentiellement sur la mobilisation des citoyens et de nombreux bénévoles ?

Florence : Tout à fait ! En octobre, du premier au deuxième week-end, c’est axé essentiellement sur la vente des post-it avec des vendeurs bénévoles dans les grandes surfaces et les galeries principalement. Tout au long de l’année, il y a des grands événements qui sont organisés comme les coccinelles à Mettet, les cuistax, des concerts, des foires au vin, une foire aux BD. Et la solidarité va plus loin, car il y a des personnes qui organisent des petits soupers, des brocantes ou une rencontre entre amis et ils décident de reverser le bénéfice à l’opération Cap48. Enfin, il y a la grande soirée d’appels aux dons.

Avec chaque année, un compteur qui explose le record de l’année précédente.

Florence : Oui, ça c’est magnifique. Il faut savoir que les enveloppes budgétaires des associations se réduisent d’année en année et donc les besoins des associations sont toujours plus grands. Une grande opération comme celle-là permet donc d’aider ces associations dont les besoins ne sont pas rencontrés par les pouvoirs subsidiants. Ça permet d’aider un grand nombre de projets, 3000 projets co-financés par l’opération depuis le début sur base de l’appel à projet et plus de 60 millions d’euros récoltés.

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Et donc, concrètement, les associations prennent contact avec CAP48 en expliquant leurs demandes ?

Florence : Oui, il y a un dossier à remplir sur le site de Cap48, les associations peuvent également bénéficier d’une aide pour remplir ce dossier. Il y a une date limite pour remplir cet appel et ensuite un comité se réunit et décide des projets qui seront financés dans le cadre de l’appel à projet de l’année. Après la grande soirée, sur base de l’enveloppe demandée et des sous récoltés, ils décident des sommes allouées aux projets.

On insiste encore sur l’importance des bénévoles. Comment est-ce que les gens qui souhaitent s’investir peuvent le faire ?

Florence : Malheureusement, on est pas suffisamment nombreux, donc on demande toujours des bénévoles. On s’y prend assez tôt. Sur le site de Cap48, il y a un onglet « Devenez bénévole » qui reprend tous les contacts, notamment par province.

Comment est-ce que vous vous êtes investie dans cette campagne Cap48 au début ?

Florence : Je me suis investie tout d’abord car je suis touchée de près par le handicap. Ma sœur est née avec un handicap mental et donc très jeune, j’ai vécu au premier plan ce handicap. J’ai vécu aussi la méchanceté des enfants, la différence quand on grandit, elle ne pouvait pas faire tout ce que je faisais, donc je voyais toutes ces différences, ensuite en tant qu’adulte également. L’opération est très importante aussi pour moi car elle permet de remettre en lumière toute les difficultés qu’ont les personnes handicapées au sein de la société. L’opération Cap48, elle brasse aussi la sensibilisation dans les écoles. Donc elle permet aussi, éventuellement, de financer des aménagements qui sont fait au niveau des écoles, notamment pour les personnes à mobilité réduite. Et donc c’est important de brasser assez large et de rappeler toutes ces problématiques des personnes handicapées dans la vie courante.

Quand on est investit comme cela, on voit d’autant plus les choses qui sont faites mais également tout ce qu’il reste encore à faire, et il y a du travail.

Florence : C’est important aussi de montrer aux gens ce que ces personnes font, comment elles sont insérées dans la société, comment leurs capacités sont valorisées en termes d’emploi au sein d’entreprises de travail adapté, dans les associations, tout le travail qui est fait au niveau culturel, au niveau sportif, tout cela mérite d’être soutenu. Et donc, au travers de l’opération Cap48 et des associations qui sont financées, ça permet de voir tout ce qui est fait et tout ce qu’il reste à faire au sein des associations.

En termes d’accessibilité, on le disait aussi en termes de sensibilisation. Il y a aussi le regard de la société, la peur, la méconnaissance d’où l’importance de la sensibilisation pour informer. Quand on est mieux informé sur un sujet, on l’appréhende mieux.

Florence : Tout à fait. Cette année, le thème de la campagne c’était le fait que le handicap peut survenir en cours de vie et que donc tout le monde peut être touché à un moment ou un autre.

On parlait du soutien aux associations, il y a aussi le soutien à la recherche médicale.

Florence : Oui, la polyarthrite, un sujet très important soutenu par l’opération. Les prématurés également car c’est une problématique qui peut amener des handicaps par la suite.

Autre sujet important soutenu par Cap48, l’école pour tous. L’importance que l’école soit adaptée à tous car le vivre ensemble, ça commence dès le plus jeune âge.

Florence : En effet, mais c’est aussi la possibilité d’avoir un accompagnement pédagogique plus personnalisé au sein d’une école traditionnelle.

On parle d’enfants, de jeunes, on parlait des bénévoles plus tôt, les mouvements de jeunesse sont aussi fort impliqués dans cette opération.

Florence : Oui, très fort impliqués. Et c’est de la sensibilisation dès le plus jeune âge puisqu’on voit des baladins, des louveteaux, des guides, des patros. Dès le plus jeune âge, on les sensibilise à la cause et c’est important car ils en garderont quelque chose plus tard.

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En tant que responsable de région, comment se passe la période ici avant la prochaine campagne ?

Florence : Après la campagne, il y a d’abord le retour des invendus et le retour au sein de la logistique de Cap48 de tout le matériel. Ensuite, le débriefing avec les personnes qui ont vendu sur le terrain pour avoir un écho des personnes qui ont acheté les post-it. Savoir comment elles ont perçu le produit, comment elles perçoivent la cause et l’opération. Ça nous permet, avec les équipes, de faire le point sur le déroulement de la campagne et envisager les évolutions pour l’année suivante. Dès mai, juin, on préparera les équipes pour la campagne suivante puisque directement après les vacances on y sera déjà.

N’hésitez donc pas à parcourir l’agenda des événements Cap48 sur le site de l’opération où vous retrouverez aussi les informations pour organiser votre propre événement ou devenir bénévole.

Bonne journée,

Justine

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