TEFF 2017 – Peter Ghesquière: « J’aime vraiment bien l’atmosphère de ce festival qui ressemble à celle que j’ai connu en plateau »

23621540_359677364476503_4430760639736410554_nLors de l’édition 2017 de The Extraordinary Film Festival, le film « Downside Up » du Belge Peter Ghesquiere, a séduit le jury, qui lui a décerné le « Grand Prix du Jury – Court-métrage » mais aussi la RTBF qui lui a décerné le « Prix RTBF – Court-métrage » (à savoir un pré-achat du film et une diffusion sur ses antennes).

L’histoire de « Donwside Up » c’est l’histoire du rapport à la différence, du regard sur la différence. Imaginons un monde où tout le monde est porteur du Syndrome de Down. La trisomie 21 est la norme. Un jour, un garçon différent voit le jour. Son nom est Eric et il est « normal »…ou plutôt “anormal”. C’est le début d’une histoire rocambolesque faite d’amour et de différences.

Nous avons profité de notre présence au TEFF pour rencontrer le réalisateur et notamment lui demander comment lui était venue l’idée de ce film.

Peter : Quand j’avais environ 18 ans, je faisais des camps avec des jeunes handicapés ou des jeunes avec le Syndrome de Down et j’ai beaucoup aimé cela, j’en ai toujours gardé de très bons souvenirs. Du coup, lorsque je cherchais une histoire, c’est un des souvenirs qui m’est venu en tête.

Est-ce que cela a été facile de choisir ce thème pour un film ?

Pour moi, ce n’était pas difficile de faire un film ou un script sur des personnes handicapées. J’avais plutôt peur car le film est très ambitieux. C’est un monde où il n’y a que des gens avec le Syndrome de Down et je n’avais aucune idée de ce qui serait possible en plateau. Effectivement, ce n’était pas si facile en plateau mais c’était vraiment chouette.

P1020439Le film semble avoir marqué énormément de monde dans ce festival, vous vous attendiez à ces réactions ?

Quand j’ai eu l’idée, je savais que ça allait être quelque chose de spécial, car c’est un point de vue spécial, donc je savais que l’histoire avait des possibilités. Mais c’est également un film qui n’est pas toujours gentil et humoristique donc j’avais un peu peur du moment où les comédiens allaient découvrir le script et du premier moment où le film allait être montré au public. Parce qu’il y a toujours un risque.

 

Est-ce important d’avoir des festivals comme celui-ci ?

Pour être honnête, avant l’année passée, je n’avais pas idée qu’il existait des festivals comme celui-ci mais j’aime vraiment bien l’atmosphère de ce festival qui ressemble à celle que j’ai connue en plateau, et c’est vraiment quelque chose de magique. Sur un plateau normal, vous avez les figurants qui viennent seuls faire leur boulot et puis c’est fini. Mais sur notre plateau, avec tous ces comédiens avec le Syndrome de Down, il y avait leurs parents, des amis ou des gens qui venaient avec eux. Donc il y avait tout un groupe et à un moment ça a même donné une petite société avec des gens qui ont donné tellement d’amour, c’était une atmosphère tellement chouette que je ressens un peu le même sentiment ici au festival.

Comment avez-vous rencontré les protagonistes du film et comment avez-vous travaillé avec eux ?

Quand j’ai eu l’idée, j’ai contacté le théâtre Stap! qui est un groupe de théâtre à Turnhout qui travaille avec des comédiens handicapés, dont 13 ou 14 comédiens avec le Syndrome de Down et cela m’a beaucoup aidé car ils ont de l’expérience et beaucoup de contacts. Après cela, on a contacté des écoles, des instituts, des autres groupes de théâtre et on a rencontré environ 120 personnes avec le Syndrome de Down, un à un, ce qui était encore contrôlable mais je savais très bien qu’en plateau, lors de scène avec 15 ou 30 personnes, ce serait plus difficile. Lors de la première journée, on avait 15 enfants et on a dû faire 1, 2, 3, 20 … 30 prises avec des gens de l’équipe sous les tables pour garder les enfants en position car ils n’arrêtaient pas de bouger et tous les parents qui étaient derrière la caméra pour leur crier de rester en position, donc c’était très, très chaotique. On n’a pas filmé avec le son car j’étais tout le temps entrain de parler avec les comédiens donc on a tout fait après, en post-production, pour le son. Donc c’était dur mais surtout super chouette et comme je viens de le dire, l’amour sur le plateau était incroyable.

Retrouvez l’interview de Peter Ghesquière en audio via ce lien.

Justine

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