50° Nord By EasyWear, une collection de vêtements adaptés

Après une longue absence due, entre autre, au fait que j’ai commencé à travailler à temps plein, il est temps de redonner un peu vie au site Cap ou Pas Cap.

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(c) 50° Nord By EasyWear

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, on vous parle mode. 50° Nord By EasyWear est une marque de vêtement adaptés aux seniors et aux personnes en situation de handicap que l’on doit à Nicolas Dourte. Actif dans le monde de l’immobilier, il décide un jour de changer complètement de voie pour se lancer dans ce projet.

Nicolas : J’avais une fibre médico-sociale très appuyée de par beaucoup de soucis de santé dans mon entourage. Je suis très sensibilisé à la cause du handicap. J’ai été amené à faire des recherches pour voir comment on pouvait améliorer le quotidien d’une personne qui n’avait plus de mobilité et plus d’autonomie et je me suis rendu compte qu’à beaucoup de problèmes, il y avait des solutions mais qu’il n’y avait aucune solution pour ce qui était habillement de tous les jours sauf aux Etats-Unis ou au canada. Mais la mode était vraiment destinée uniquement aux seniors, ce n’était ni jeune, ni moderne, avec des techniques d’attaches mal adaptées. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire mais ce n’était pas du tout mon domaine à ce moment-là. Un jour j’ai décidé de tout plaquer car je me suis dit qu’il fallait que je le fasse donc coup de folie total et je me suis lancé dans cette aventure. Tout le monde valide le projet à 100% et confirme qu’il y a un énorme besoin et que je suis le bienvenu.

Cela fait donc de nombreux mois que je suis sur le projet, la collection est dessinée, tout est choisi, les prototypes ont été testés et je suis en fin de parcours de préparation et la production commencera dans le trimestre et j’espère être tout à fait prêt pour Noël.

Avec qui avez-vous travaillé ces prototypes, au niveau des matières, du design, … ?

Nicolas : Pour tout ce qui est prototypage, au démarrage, nous avons travaillé avec une ergothérapeute. On a réfléchi aux techniques d’attache qui seraient vraiment les mieux adaptées tant pour le patient que pour la personne aidante. Elle a elle-même réalisé les prototypes dans des matériaux de récup’ et ils ont été testés. Je suis arrivé sur place en donnant les prototypes au personnel aidant et en leur disant « Voilà, je ne vous explique pas, essayez de comprendre, on va voir si c’est intuitif ». Et en fait, cela a été extrêmement rapide. Il y avait toute une série de patients dont certains n’avaient jamais mis une chemise de leur vie. La contorsion pour mettre une chemise quand on a aucune mobilité, une raideur musculaire, c’est mission impossible et là, en quelques secondes, ils avaient une chemise. Pareil pour des pantalons, des robes, c’est extrêmement facile.

Ensuite, je me suis entouré d’une styliste, Ornella, avec qui on a choisi les modèles qu’on a voulu fashion, modernes, évidemment pour tous puisque cela doit plaire au plus grand nombre, confortables. C’est vraiment quelque chose que même une personne valide pourrait mettre pour se balader dans la rue.

Ensuite, pour la partie organisation de l’usinage, des matières premières, des accessoires, je m’entoure d’une courtière en textile qui organise la production.

Vous le disiez, vous avez tout quitté professionnellement pour ce projet, est-ce que ça a été facile ?

Nicolas : Il n’y a rien eu d’insurmontable. Là où je pensais que j’aurais plus de facilité, c’est pour trouver une bonne usine de confection. J’ai parcouru un peu l’Europe et j’ai fait faire beaucoup de prototypes d’usine. L’immense majorité n’était même pas montrable. J’ai été assez surpris de la mauvaise qualité de fabrication de pas mal d’usine, je ne parle pas en Belgique, mais en Europe, et au final, je me suis même demandé si j’allais le faire en Europe. Je voulais vraiment avoir le label « Made in Europe », c’était très important pour moi. J’ai finalement trouvé une usine qui travaille extrêmement bien en Pologne, avec des gens qui sont rémunérés de manière correcte. Je peux donc cocher la case éthique dans mon cahier des charges et c’est très important. Cette difficulté-là a été coriace et m’a pris beaucoup de temps.

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(c) 50° Nord By EasyWear

Quel est le planning pour la suite du projet ?

Nicolas : Le planning maintenant, c’est le choix final des tissus. Il faut trouver les matières qui seront à la fois les plus souples, les plus confortables, les plus intemporelles. Ensuite, il y aura le prototypage d’usine final pour validation et pour pouvoir faire le shooting photo pour illustrer les catalogues, les publications, …

Comment va se passer la distribution ?

Nicolas : Il y aura un e-commerce mais aussi de la démonstration en résidence service. Il y aura de l’information via les mutuelles, via le Ministère Wallon de la Santé, via les provinces, via des publications, via les associations qui me soutiennent. Il y aura une présence dans les différents salons, notamment Autonomies à Namur, en février. Les réseaux sociaux également, je vais essayer d’être extrêmement visible.

Est-ce que cette collection sera également accessible au niveau de la gamme de prix ?

Nicolas : Alors, évidemment il y avait deux façons de réfléchir. Soit on joue sur la marge, soit sur la quantité. Moi, je préfère jouer sur la quantité, c’est-à-dire que je préfère qu’une personne qui est un petit peu en difficulté prenne moins en quantité et ma marge sera un peu réduite mais ce sera abordable. Maintenant, je dois tenir compte du fait que les tissus seront d’excellente qualité, il n’y aura pas de synthétique, car ces tissus vont être beaucoup portés, devront être manipulés, beaucoup lavés et séchés, … donc évidemment le t-shirt ne sera pas à 10€, c’est impossible. Mais je garanti la qualité sur plusieurs années.

Pour plus d’informations et pour suivre l’évolution du projet, vous pouvez notamment vous rendre sur la page Facebook 50° Nord by EasyWear. Vous pouvez également retrouver cette interview complète en podcast via ce lien.

Justine

« Les aidants proches ont tendance à s’oublier »

11426974_890071397720188_5211126049145327906_nHier, c’était la journée des aidants proches. L’occasion ce week-end de revenir sur notre rencontre en mars dernier avec Amandine Nihoul, Chargée de projets de l’asbl Aidants Proches. Nous lui avons, dans un premier temps, demandé ce qu’on entend par « aidants proches ».

Amandine : Au niveau de notre asbl, nous avons une définition très large des aidants proches. Pour notre asbl, est aidant proche toute personne qui apporte régulièrement son aide à un proche en déficit d’autonomie et en plus, cette aide répond à des besoins particuliers bien entendu et elle est accomplie en dehors de l’aide réalisée dans le cadre d’une rémunération professionnelle et en dehors du cadre du volontariat. Donc, quand on dit toute personne, c’est vraiment un spectre très large donc c’est la famille mais aussi les amis, les voisins, donc l’entourage de proximité. On parle également de déficit d’autonomie pour bien faire la distinction qu’on est confronté à un public porteur de handicap, d’une pathologie spécifique sans distinction d’âge. Continue reading « « Les aidants proches ont tendance à s’oublier » »

« Voix Comm’Une », un atelier pour communiquer ensemble

34136666_10216902178965506_1937253094874152960_nLe 7 juin dernier, dans l’émission, nous avons reçu les participants de l’atelier Voix Comm’Une. Il s’agit d’un atelier organisé par l’Espace Différences de l’ASPH (l’Association Socialiste de la Personne Handicapée), dont nous parle Morgane Evain, animatrice en charge du projet.

Morgane : Voix Comm’Une fait partie d’un des projets de l’ASPH qui est une association du réseau Solidaris. C’est un projet en éducation permanente pour proposer à des jeunes adultes, la possibilité de visiter et découvrir des médias et apprendre des techniques et outils pour mieux communiquer. Cette année, on a eu cinq séances, on a pu visiter les studios de la RTBF à Média Rives dont le studio de The Voice et on a pu passer à la radio grâce à la collaboration avec Equinoxe Fm.

Pour les personnes qui ne connaissent pas l’atelier, ni les participants, comment avez-vous préparer cette émission ?

Morgane : On avait un niveau un peu hétérogène donc chacun est arrivé avec ses compétences. En cinq séances, c’est vrai qu’on ne peut pas créer un projet de grande envergure donc on a pris un temps pour se connaître, apprendre à se présenter, parler de ses hobbys, … à travers des petits jeux. On a fait d’autres petits jeux pour voir ce que c’était pour eux les médias, ce qu’ils entendaient par le mot média, comment ils utilisaient les réseaux sociaux, etc. Après, on avait la possibilité de choisir un projet et la radio a été retenue. On a eu une séance pour préparer, voir ce que ça fait de passer à la radio, d’entendre sa voix. Voir la différence entre communiquer avec quelqu’un en face à face ou communiquer à grande échelle à la radio. Ils ont tous préparer leur petit texte avec ce qu’ils ou elles avaient envie de dire et/ou choisir une musique. Ensuite une séance d’enregistrement.

Quel est ton retour sur ce premier groupe ?

Morgane : C’était un sacré challenge, beaucoup d’appréhension. On se demande un peu comment vont être réalisées toutes les choses qu’on a en tête. Je suis assez enjouée de voir que la sauce a bien prise, les jeunes sont contents d’être là, de venir s’essayer à la radio. C’est vrai que en cinq séances c’est court et on aurait toujours envie de proposer plus.

Mégane, Mike, Micel, Michael, Gaston, Pauline, Lucas, Martin et une participante qui n’a pas souhaité que son prénom soit cité dans l’émission ont donc chacun préparé une chronique de quelques minutes pour parler essentiellement de sport (Karaté, Snowboard, Bsket ou encore fitness) et de musique. Cette émission spéciale « Voix Comm’Une » est à réécouter via ce lien. L’atelier reprendra en septembre, si vous êtes intéressés, n’hésitez donc pas à contacter l’ASPH.

Justine

Rendez-vous demain, à Namur, pour le salon EnVIE d’Amour

30704368_10216542405771401_3436564111335358464_nLes 26, 27 et 28 avril prochain, Namur Expo accueille l’édition 2018 du salon Autonomies. Dans le même temps, le lieu accueillera également la deuxième édition du salon EnVIE d’Amour. Pour en parler, j’ai reçu en studio, Christian Nile, Référent Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle pour l’Agence pour une Vie de Qualité (AviQ), Christel Luc, Chargée de projets pour l’ASPH (Association Socialiste de la Personne Handicapée) et Anne Dasnoy, Gestalt-thérapie. Continue reading « Rendez-vous demain, à Namur, pour le salon EnVIE d’Amour »

Jeux Paralympiques d’hiver 2018, rencontre avec Jasper Balcaen

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Jasper Balcaen (c) Justine Pecquet

Rencontre avec Jasper Balcaen, athlète en Para-Ski qui représente la Belgique aux Jeux Paralympiques de PyeongChang 2018, aux côtés d’Eléonor et Chloé Sana.

Avec quelles ambitions vas-tu partir en Corée ?

Jasper : Mes coaches ont dit Top 15 mais moi je veux Top 10. J’ai gagné deux courses la semaine passée donc je suis en bonne forme et j’espère la garder jusque là. Le Top 10 est certainement possible parce que j’ai été dans les 15 premiers en Coupe du Monde toute cette saison. Continue reading « Jeux Paralympiques d’hiver 2018, rencontre avec Jasper Balcaen »

Jeux Paralympiques d’hiver 2018, rencontre avec Eléonor et Chloé Sana

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Eléonor Sana (c) Justine Pecquet

Depuis plusieurs jours, je vous parle des Jeux Paralympiques d’hiver qui auront lieu à PyeongChang, en Corée du Sud, du 9 au 18 mars. Mercredi, avait lieu la présentation de l’équipe belge et hier, les athlètes se sont envolés pour PyeongChang afin de rejoindre le Chef de Mission. Ce samedi, rencontre avec Eléonor et Chloé Sana, les « sœurs de glisse ».

Pour rappel, j’avais déjà eu la chance de rencontrer Eléonor à Bruxelles en février, une interview à retrouver ici. Continue reading « Jeux Paralympiques d’hiver 2018, rencontre avec Eléonor et Chloé Sana »

Mouvement Personne D’abord : « Les étiquettes c’est sur les pots de confiture, il faut arrêter ça! »

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De gauche à droite : Danielle, Monique, Vanesse, Justine, Gwendoline et Xavier (c) Justine Pecquet

Récemment, j’ai reçu en studio plusieurs membres de l’association Mouvement Personne D’abord : Xavier Lacroix, Président du Mouvement Personne D’abord. Monique Perau, membre du Mouvement et originaire de Namur, Vanessa Chapelle, membre actif du Mouvement, de Liège et membre du conseil de gouvernance, Danielle Tychon, Animatrice/Coordinatrice du mouvement, et personne ressource pour l’antenne de Verviers et Gwendoline Demeyer, une des personnes ressource au Mouvement, travaillant plus particulièrement à Liège. Continue reading « Mouvement Personne D’abord : « Les étiquettes c’est sur les pots de confiture, il faut arrêter ça! » »

Présentation de la Fédération Multisports Adaptés avec son Directeur, Christophe Deramaix

Fin de l’année passée, j’ai reçu en studio Christophe Deramaix, Directeur de la Fédération Multisports Adaptés, une fédération, au même titre que les autres, comme celles de Football ou de Basket, reconnue par l’ADEPS qui s’occupe du sport pour les personnes en situation de handicap. Une fédération que Christophe Deramaix définit comme suit : Multisports et multi-handicaps.  Continue reading « Présentation de la Fédération Multisports Adaptés avec son Directeur, Christophe Deramaix »

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